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Tout comme les autres langages elfiques, le Drukh-Eltharin utilise énormément de métaphores et de symbolismes. Par exemple, oriour, le mot pour "sang", représente aussi la couleur pourpre, ainsi que l'incarnation du concept de mort-né et de sacrifice, de la mort : le commencement et la fin de la vie. Drukh, la racine à partir de laquelle les Elfes Noirs tirent le nom de leur race, signifie "dur" ou "impitoyable", mais peut aussi représenter l'acier ou une lame tranchante. Druchii peut être employé pour signifier "les Impitoyables" ou "les Lames d'Acier", au milieu d'innombrables autres phrases.
Presque toutes les phrases en Drukh-Eltharin peuvent être interprétées de multiples façons. Ceci est généralement vu comme un avantage par rapport aux primitifs langages des races inférieures. Il n'est pas rares pour des nobles rivaux de s'envoyer l'un l'autre des lettres qui, d'une certaines manière, peuvent être interprétées comme de magnifiques poèmes, mais d'une autre, comme de sanglantes menaces. Les Druchii forment une race subtile et rusée, mais ne sont pas pour autant dénués d'honneur. Ils considèrent les serments comme étant faits pour être respectés, et même un noble hésitera à manquer à sa parole. Mais le langage Druchii offre une grande liberté à la libre interprétation, spécialement sous sa forme écrite. Pour les Elfes Noirs, ce n'est pas déshonorant de dévoyer une promesse ou une loi en détournant le sens des mots. Une pareille ingéniosité est hautement estimée par le Roi Sorcier, car de telles pratiques renforcent la froideur du cœur de ses sujets et leur manque de confiance les met toujours sur leur garde.
L'ossature du Drukh-Eltharin est formée des khydhani, les runes qui incarnent les concepts majeurs tels que la vie, la mort, la haine et la loyauté. Beaucoup de noms de familles Druchii sont dérivées d'une, deux ou de trois de ces runes. Par exemple, Cynthariour (signifiant, approximativement, "Mort Pourpre") est formé à partir des runes Kynth et Oriour. Les noms des cités de Naggaroth sont également formés de cette manière. Har Ganeth signifie à la fois "Citée des Exécuteurs" et "Lieu de Sacrifice", faisant toutes les deux allusions aux terribles troupes pour laquelle cette cité est célèbre et sa dévotion à Khaine. Un Harganth est un autel dédié au Dieu à la Main Sanglante, là où les sacrifices sont offerts à Khaine par les Furies.
Les Khydhani sont complétées par une série de runes phonétiques connues comme les Harthani. Elles sont utilisées pour prononcer des mots et des syllabes qui ne sont pas dérivées des concepts majeurs des Khydhani (ou qui en sont dérivées, mais sous une forme sensiblement altérée). Par exemple, Moriyah Cynthariour devra écrire son prénom en utilisant les Harthani Mu, Okh, Ru, Dhy et Akh, et son nom avec les Khydani Kynth et Oriour. Elle peut les former en un ou deux sigles, dont le placement de chaque élément dépend à la fois du contexte et de sa volonté personnelle.
Il doit être noté que les runes ne sont pas toujours combinées ensemble en sigles. Le Drukh-Eltharin peut aussi être écrit en lignes de runes distinctes à la manière habituelle du langage d'Ulthuan. Toutefois, ceci est généralement considéré comme juvénile et manquant de forme artistique. Les enfants Elfes Noirs apprennent à écrire leur langue en utilisant cette méthode, mais progressent rapidement jusqu'à former leurs propres sigles. L'exception à cela est l'utilisation (décorative) de crochets, qui sont habituellement sous la forme de runes simples plutôt que de sigles.
Lorsque l'on prononce des mots du Drukh-Eltharin, l'accentuation va habituellement sur la première syllabe pour les mots en deux syllabes, et de la deuxième syllabe pour les mots plus longs, mais ça peut parfois varier selon le contexte. Les noms propres en particulier peuvent avoir des accentuations inhabituelles en raison de leurs origines archaïques (par exemple, Naggarond et Malekith sont tous deux des mots en trois syllabes qui sont accentués sur leur première syllabe, ce qui est dû au fait que leur nom soit antérieur à la dérivation originelle). L'effet de cette accentuation peut être rendu plus évident dans la représentation française des mots du Drukh-Eltharin par l'emploi de l'apostrophe ou du trait d'union, voire même en séparant en deux les mots (comme Har Ganeth ou Klarond Kar), pour insister sur l'accent portant sur la première et seconde syllabe de ces très anciens noms.